Simon Kitson's

 

 

VICHY WEB

 

 

PROPAGANDA

 

 

This page presents some information on this subject. It is currently divided into the following sections, (although there are plans to develop it further over time):

 

VICHY PROPAGANDA

Pétain's speech of 17 June 1940

Maréchal, nous voilà

Le Chant du Secours National

Vichy instructions for the press

Pétain's 'shield' letter

RESISTANCE PROPAGANDA

de Gaulle's speech of 18 June 1940

A poem in tribute to the Resister Gabriel Péri

Le Chant des Partisans

Rod Kedward describing propaganda against the Relève

 

Any suggestions on improvements or supplements to this page will be gratefully received at s.k.kitson@bham.ac.uk

 

 

L'appel aux Français du Maréchal Pétain - 17 juin 1940

Français! J'ai demandé à nos adversaires de mettre fin aux hostilités. Le gouvernement a désigné mercredi les plénipotentiaires chargé de recueillir leurs conditions.

J'ai pris cette décision, dure au coeur d'un soldat, parce que la situation militaire l'imposait. Nous espérions résister sur la ligne de la Somme et de l'Aisne. Le général Weygand avait regroupé nos forces. Son seul nom présageait la victoire. Pourtant la ligne a cédé et la pression ennemie a constraint nos forces à la retraite.

Dès le 13 juin, la demande d'armistice était inévitable. Cet échec vous a surpris. Vous souvenant de 1914 et de 1918, vous en cherchez les raisons. Je vais vous les dire.

Le 1er mai 1917, nous avions encore 3 280 000 hommes aux armées, malgré trois ans de combats meurtriers. A la veille de la bataille actuelle, nous en avions 500 000 de moins. En mai 1918, nous avions 85 divisions britanniques: en mai 1940, il n'y en avait que 10. En 1918, nous avions avec nous les 58 divisions italiennes et les 42 divisions américaines.

L'infériorité de notre matériel a été plus grande encore que celles de nos effectifs. L'aviation française a livré à un contre six ses combats. Moins forts qu'il y a vingt-deux ans, nous avions aussi moins d'amis. Trop peu d'enfants, trop peu d'armes, trop peu d'alliés: voilà notre défaite.

Le Peuple français ne conteste pas ses échecs. Tous les peuples ont connu tour à tour des succès et des revers. C'est par la manière dont ils réagissent qu'ils se montrent faibles ou grands.

Nous tirerons la leçon des batailles perdues. Depuis la victoire, l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort: on rencontre aujourd'hui le malheur. J'ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du gouvernement, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres. Soyez à mes côtés. Le combat reste le même. Il s'agit de la France, de son sol, de ses fils.

 

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Maréchal, nous voilà

 

Words by André Montagard 

Music by André Montagard & Chales Courtioux

 

Une flamme sacrée

monte du sol natal

Et la France enivree

te salue Maréchal

Tous tes enfants qui t’aiment

et vénèrent tes ans

A ton appel suprême

ont répondu ‘présent’

 

Maréchal , nous voilà

Devant toi le sauveur de la France

Nous jurons, nous tes gars

De servir et de suivre tes pas

Maréchal , nous voilà

Tu nous as redonné l’espérance

La patrie renaîtra

Maréchal, Maréchal, nous voilà

 

 

Tu as lutté sans cesse

Pour le salut commun

On parle avec tendresse

Du héros de Verdun

En nous donnons ta vie

Ton génie et ta foi

Tu sauves la patrie

Une seconde fois

 

Maréchal , nous voilà

Devant toi le sauveur de la France

Nous jurons, nous tes gars

De servir et de suivre tes pas

Maréchal , nous voilà

Tu nous as redonné l’espérance

La patrie renaîtra

Maréchal, Maréchal, nous voilà

 

Quand ta voix nous répète

Afin de nous unir :

‘Français, levons la tête

Regardons l’avenir!’

Nous, brandissant la toile

Du drapeau immortel,

Dans l’or de tes étoiles

Npous voyons luire un ciel….

 

Maréchal , nous voilà

Devant toi le sauveur de la France

Nous jurons, nous tes gars

De servir et de suivre tes pas

Maréchal , nous voilà

Tu nous as redonné l’espérance

La patrie renaîtra

Maréchal, Maréchal, nous voilà

 

 

La guerre est inhumaine

Quel triste épouvantail!

N’écoutons plus la haine,

Exaltons le travail,

Et gardons confiance

Dans un nouveau destin,

Car Pétain, c’est la France!

La France, c’est Pétain! ! !

 

Maréchal , nous voilà

Devant toi le sauveur de la France

Nous jurons, nous tes gars

De servir et de suivre tes pas

Maréchal , nous voilà

Tu nous as redonné l’espérance

La patrie renaîtra

Maréchal, Maréchal, nous voilà

 

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Le Chant du Secours National

quoted in:

Philippe-Jean Hesse et Jean-Pierre Le Crom (eds), La protection sociale sous le régime de Vichy, PUR, Rennes, 2001, p 206

 

Donnez, donnez pour le Secours national

Donnez, donnez pour aider les malheureux;

En répondant à l'appel du Maréchal

Vous serez tous plus heureux et plus joyeux:

C'est en donnant pour ceux qui souffrent

Que l'on devient toujours meilleur;

Si notre tronc est comme un gouffre

vous le remplirez de tout coeur.

Donnez, donnez, donnez

Tout ce que vous avez,

Nous vous dirons merci.

Le Maréchal aussi.

 

Lorsque Pétain fit le don de sa personne,

Il nous fallait aussi en mettrte un coup

Et devant le drapeau qui frisonne

Près de lui, nous venons tous, nous venons tous!

Cat la Patrie a besoin de courage

Pour se refaire et forcer le destin

C'est Pétain qui est notre meilleur gage

Vive Pétain! Vive Pétain! Vive Pétain!

 

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3AG/2/345

(Vichy document intercepted by the Resistance)

FORCES FRANCAISES LIBRES, ETAT-MAJOR DU GENERAL DE GAULLE, Londres 9/7/41,

origine EM 2 belge, classement, ZL D 61.

VICHY le 14/4/41, vice-président du Conseil, « Consignes Générales permanentes pour la presse ».

.....Rien ne doit paraître dans la presse qui puisse mettre obstacle à la politique de collaboration Franco-Allemande poursuivie par le gouvernement du Maréchal.

....La formule « le gouvernement de Vichy » ne saurait être tolérée dans les articles, filets ou informations. Il n’y a qu’un gouvernement français.

....Maintenir la mesure dans les textes concernant la question juive.

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Pétain's 'shield' letter

Background: In August 1944 the retreating Nazis forced Pétain to accompany them to Germany. In a letter he left behind, the Marshall tried to justify the position he had adopted since assuming power in 1940. He claims that he had protected France from worst crimes explaining that 'if I could no longer be your sword I wanted to remain your shield' ('si je ne pouvais plus être votre épée, j'ai voulu rester votre bouclier'). Most historians contest the extent to which Pétain genuinely did serve as a shield for France.

Philippe Pétain aux Français, Vichy le 20 août 1944

Français,

Au moment où ce message vous parviendra, je ne serai plus libre. Dans cette extrémité où je suis réduit, je n'ai rien à vous révéler qui ne soit la simple confirmation de tout ce qui jusqu'ici m'a dicté ma conduite. Pendant plus de quatre ans, décidé à rester au milieu de vous, j'ai chaque jour cherché ce qui était le plus propre à servir les intérêts permanents de la France. Loyalement, mais sans compromis, je n'ai eu qu'un seul but: vous protéger du pire. Et tout ce qui a été fait par moi, tout ce que j'ai accepté, consenti, subi, que ce fût de gré ou de force, ne l'a été que pour votre sauvegarde. Car si je ne pouvais plus être votre épée, j'ai voulu rester votre bouclier.

En certains circonstances, mes paroles et mes actes ont pu vous surprendre. Sachez enfin qu'ils m'ont alors fait plus de mal que vous n'en avez vous-mêmes ressenti. J'ai souffert pour vous, avec vous. Mais je n'ai jamais cessé de m'élever de toutes mes forces contre ce qui vous menaçait. J'ai écarté de vous des périls certains, il y en a eu, hélas, auxquels je n'ai pu vous soustraire. Ma conscience m'est témoin que nul, à quelque camp qu'il appartienne, ne pourra là-dessus me contredire.

Ce que nos adversaires veulent aujourd'hui, c'est m'arracher à vous. Je n'ai pas à me justifier à leurs yeux. Je n'ai souci que des Français. Pour vous, comme pour moi, il n'y a qu'une France, celle de nos ancêtres. Aussi, une fois encore, je vous adjure de vous unir. Il n'est pas difficile de faire son devoir s'il est parfois malaisé de le connaître. Le vôtre est simple: vous grouper autour de ceux qui vous donneront la garantie de vous conduire sur le chemin de l'honneur et dans les voies de l'ordre.

L'ordre doit régner, et parce que je le représente légitimement, je suis et je reste votre chef. Obéissez-moi et obéissez à ceux qui vous apporteront des paroles de paix sociale, sans quoi nul ordre ne saurait s'établir. Ceux qui vous tiendront un langage propre à vous conduire vers la réconciliation et la rénovation de la France, par le pardon réciproque des injures et de l'amour des nôtres, ceux-là sont des chefs français. Ils continuent mon oeuvre et suivent mes disciplines, soyez à leurs côtés.

Pour moi, je suis séparé de vous, mais je ne vous quitte pas et j'espère tout de vous et de votre dévouement à la France, dont vous allez, Dieu aidant, restaurer la grandeur. C'est le moment où le destin m'éloigne. Je subis la plus grande contrainte qu'il puisse être donné à un homme de souffrir. C'est avec joie que je l'accepte, si elle est la condition de votre salut, si, devant l'étranger, fût-il allié, vous savez être fidèles, au vrai patriotisme, à celui qui ne pense qu'aux seuls intérêts de la France, et si mon sacrifice vous fait retrouver la voie de l'union sacrée pour la renaissance de la Patrie.

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DE GAULLE'S RADIO BROADCAST OF 18 JUNE 1940

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer.

Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ?
L'espérance doit-elle disparaître ?
La défaite est-elle définitive ?
Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France.

Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule !
Elle n'est pas seule !
Elle n'est pas seule !
Elle a un vaste Empire derrière elle.

Elle peut faire bloc avec l'empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.
Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays.
Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France.
Cette guerre est une guerre mondiale.
Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis.
Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure.
Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.
 

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A poem in tribute to the Resister Gabriel Péri

Paul Eluard, Au rendez-vous allemand (1944)

[Taken from A CHASSANG & Ch SENNINGER, Recueil de textes littéraires français, Tome 6: Xxe Siècle, Hachette, Paris, 1970, p 194]

Background: Born in Toulon in 1902, Péri became communist member of parliament for Argenteuil in 1932. Staunchly hostile to Munich, Péri did not wait for the communist party to reject the Nazi-Soviet pact before entering into Resistance. Arrested by the French police on 18 May 1941 and handed over to the Germans, he was executed at Mont Valérien on 15 December 1941. Became one of the principle martyrs of the communist party. 

 

Un homme est mort qui n'avait pour défense

Que ses bras ouverts à la vie

Un homme est mort qui n'avait d'autre route

Que celle où l'on hait les fusils

Un homme est mort qui continue la lutte

Contre la mort contre l'oubli

 

Car tout ce qu'il voulait

Nous le voulions aussi

Nous le voulons aujourd'hui

Que le bonheur soit la lumière

Au fond des yeux au fond du coeur

Et la justice sur la terre

 

Il y a des mots qui font vivre

Et ce sont des mots innocents

Le mot chaleur le mot confiance

Amour justice et le mot liberté

Le mot enfant et le mot gentillesse

Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits

Le mot courage et le mot découvrir

Et le mot frère et le mot camarade

Et certains noms de pays de villages

Et certains noms de femmes et d'amis

Ajoutons-y Péri

Péri est mort pour ce qui nous fait vivre

Tutoyons-le sa poitrine est trouée

Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux

Tutoyons-nous son espoir est vivant

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THE MOST FAMOUS RESISTANCE SONG

LE CHANT DES PARTISANS
Background: written by Joseph Kessel and Maurice Druon in 1943 and initially sung by Anna Marly, the song became the musical symbol of the Resistance. 

A recent cover version was a huge hit for the Toulouse based band 'Les Motivés'

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur la plaine ?
Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu'on enchaîne?
Ohé partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme!
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades;
Ohé Francs tireurs, à la balle et au couteau tirez vite!
Ohé saboteur, attention à ton fardeau dynamite!

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons, pour nos frères,
La haine à nos trousses, et la faim qui nous pousse, la misère.
Il est des pays où les gens aux creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue nous on crève

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe;
Ami, si tu tombes, ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes
Sifflez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.

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Rod Kedward describing resistance propaganda against the Relève

H.R. Kedward, Resistance in Vichy France, OUP, Oxford, 1978, p 225

 

The campaign for the Relève coincided with the deportation of foreign Jews from the southern camps, and the coincidence was not seen as accidental by the Resistance press. From the start the Relève was denounced as the deportation of workers to slave labour in Germany, but it is clear from the tone of the arguments that some workers were allowing themselves to be attracted by the scheme. L'insurgé, for example, found it necessary to give a detailed counter image of the fate of workers in Germany to offset the Vichy propaganda:

"Journey: long, little food, under German supervision

On arrival: camps where workers treated like cattle.

Later: sleeping in barracks, herded together.

Work: 12 hours a day, piece-work but no increase in wages.

Wages: enormous taxes and fines.

Cost of living: higher than in France.

Food: not even enough for Italians who are used to low subsistence.

Freedom: nil.

Conclusion: exploitation; prisoner's status. Thousands of workers killed by bombing".

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